Depuis quelques années, à côté des Groupes Vétérinaires Eleveurs en Convention créés à partir des années 70, les groupes (CIVAM, GEDA, GAB, CETA…) travaillant sur la diminution de l’usage des médecines allopathiques connaissent un véritable essor.
L’étude comparative sur deux GVC et deux groupes de développement, qui réunissent des éleveurs biologiques et conventionnels, interroge le rôle du collectif sur l’évolution des pratiques en santé animale à travers l’analyse des processus de partage de savoirs, en lien avec la configuration et le fonctionnement de chaque groupe.
Dans les GVC, la relation renouvelée entre éleveurs et vétérinaires, basée sur une réflexion partagée sur les causes des problèmes et les facteurs de santé, ainsi que le rôle de passeur des vétérinaires entre différents modes d’élevage et conduites de la santé animale, contribuent au renforcement des pratiques préventives et à l’autonomie décisionnelle des éleveurs.
Les groupes de développement jouent un rôle d’apprentissage collectif de médecines alternatives qui s’appuie sur les apports d’experts en aromathérapie et homéopathie. Mais la traduction en pratiques durablement intégrées à la gestion globale du troupeau s’avère conditionnée aux dynamiques de dialogue et d’échanges d’expériences sur la durée entre éleveurs, à la fois au sein et hors du groupe, et à la position des éleveurs dans ces dynamiques.
Référence :
RUAULT C., BOUY M., EXPERTON C., PATOUT O., KOECHLIN H., SERGENT O., 2016. Innovations Agronomiques n°51 (2016), 89-103
Type de document :
Article dans revue
Nom de l'ouvrage / revue :
Innovations Agronomiques
Editeur :
INRAE
Année :
2016
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Mots-clés :
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