Cet article s’intéresse à la dynamique de changements de pratiques des viticulteurs de deux communes viticoles bourguignonnes.
Il montre que ces changements sont conditionnés par la structure du réseau de dialogues professionnels communal dans lequel ces viticulteurs sont insérés.
Les deux réseaux étudiés sont du type « noyau-périphérie » et obtiennent des scores équivalents de changements de pratiques, bien que certains types de pratiques soient préférentiellement mis en œuvre dans l’une ou l’autre commune.
L’article s’attache à montrer, pas à pas, comment jouent, dans le processus d’adoption de nouvelles pratiques agricoles, l’environnement socio-économique dans lequel les réseaux sont intégrés, les formes de capital (économique, social et culturel) dont les viticulteurs sont dotés et la position que ces derniers occupent au sein de leur réseau.
Si les différents registres explicatifs des changements relevés dessinent un portrait assez complet des éléments qui interviennent dans le processus de changement, la dimension relationnelle apparaît prépondérante.
Le noyau des réseaux, en particulier, se révèle être un lieu de défense identitaire et de connexion de connaissances et de ressources socialement distribuées.
Référence :
Compagnone C., 2014. Presses de Sciences Po. Revue française de sociologie 2014/2 - Vol. 55, 319-358
Type de document :
Article dans revue
Nom de l'ouvrage / revue :
Revue Française de Sociologie
Editeur :
Christelle Germain - Presses de Science Po - CNRS
Année :
2014
Auteurs :
Mots-clés :
Le contenu des publications/articles est la propriété de leur(s) auteur(s) respectif(s).
Les images, visuels, couvertures sont la propriété de l'éditeur de la revue et/ou de la publication.

