Depuis une vingtaine d’années, des processus de décentralisation sont en cours dans quasiment tous les pays d’Afrique de l’Ouest, visant à renforcer la démocratie locale et améliorer la délivrance de services de base. Ces processus cherchent à impliquer les acteurs locaux dans le fonctionnement des services publics et le développement de leur territoire. Des démarches participatives sont menées tous azimuts pour produire des planifications dites « concertées », censées guider l’action publique locale. Souvent mises en œuvre pour répondre aux injonctions de politiques nationales ou de bailleurs de fonds, plus qu’à une volonté et une prise d’initiative des acteurs locaux, ces démarches sont aujourd’hui remises en cause. Elles se traduisent en effet souvent par des approches standardisées, sans réelle réflexion sur les objectifs et les méthodes les plus adaptées aux contextes et enjeux. Leurs produits sont alors peu utiles à l’action (plans de développement communaux, plans d’action, etc.), car très généraux, sans priorités définies, et irréalistes par rapport aux moyens existants pour les mettre en œuvre.
Pourtant, la question de l’implication des acteurs est clé pour le fonctionnement d’un service. Il est donc nécessaire de réfléchir aux principes et méthodes de la concertation pour redonner du sens à ces approches et en faire de réels outils de réflexion et d’action au service d’objectifs cohérents.
Le Gret et ses partenaires, Cuf, le Gerdal et le Laboratoires Citoyennetés, tirent les premiers enseignements de l’expérience de concertation expérimentée dans le cadre du programme Agora en cours au Burkina Faso.
Référence :
BARRAU-RUAULT Et al. - GRET- Politique & Pratiques de développement, n°11, Novembre 2012
Type de document :
Article dans revue
Nom de l'ouvrage / revue :
Editeur :
GRET
Année :
2012
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